logo de l'institut

Initiatives Pour l'Inclusion
des Déficients Visuels


Accueil du site > Nos services > Les services à destination des enfants et des jeunes de 0 à 20 (...) > Une école élémentaire spécialisée pour les enfants de 5 à 11 ans

Une école élémentaire spécialisée pour les enfants de 5 à 11 ans

mercredi 30 mai 2007


La SEES, Section d’Education et d’Enseignements Spécialisés, a pour mission d’accompagner des enfants déficients visuels ayant un important besoin de soutien pédagogique spécialisé, en particulier pour les apprentissages fondamentaux. La SEES est particulièrement adaptée pour les enfants en situation de déficience visuelle profonde voire complexe pour l’acquisition des outils de compensation.

Une personne, référente, va coordonner les différentes interventions dans le cadre d’un projet individualisé défini en collaboration avec les parents. Il s’agit d’un programme d’interventions flexible, singulier et adapté à chaque enfant. En dehors de la classe, les interventions sont essentiellement de type ambulatoire. Le nombre d’interventions, leurs contenus spécifiques, fréquences et lieux sont inscrits dans le projet individualisé. Une synthèse semestrielle permet de faire un bilan de l’intégration, de l’évolution de l’enfant et de réajuster si besoin le projet individuel de l’enfant.

Un accompagnement global des enfants. Outre une pédagogie spécialisée (de la moyenne section au CM2) assurée par une institutrice spécialisée de l’Education Nationale, la SEES met en place les rééducations nécessaires (locomotion, AVJ, psychomotricité, orthoptie), l’apprentissage des techniques palliatives dans les domaines de la communication écrite (braille, dactylo, écriture manuscrite), les adaptations de documents et l’utilisation des aides techniques appropriées. La finalité consiste à accompagner les jeunes déficients visuels dans l’acquisition d’une autonomie et dans leur intégration scolaire et sociale en milieu ordinaire.

SEES, une classe à temps partiel. Les enfants sont normalement inscrits par leurs parents à l’école de leur choix, la SEES n’intervient que pour la moitié du temps de scolarité. On parle d’une intégration « individuelle et partielle ». Les apprentissages fondamentaux (lecture, écriture et activités mathématiques) s’effectuent à mi-temps dans la classe de l’IPIDV. Les matières d’éveil sont travaillées sur le mi-temps restant dans l’école de référence de l’enfant, qui est un partenaire pour initier l’intégration.

Suivi scolaire et péri-scolaire. L’IPIDV rencontre l’équipe pédagogique de l’école de l’enfant pour l’informer et la sensibiliser sur la déficience visuelle et ses conséquences. Une convention d’intégration est signée, entre l’école et l’IPIDV, qui définit les modalités d’intervention. Une synthèse scolaire (Equipe de suivi de scolarisation) à l’école est programmée au minimum une fois par an et donne lieu à un projet personnalisé de scolarisation. Le PPS définit le parcours de l’élève, les aménagements et les aides à mettre en place dans le cadre de la compensation. En collaboration avec l’école, la finalité de l’accompagnement scolaire est de donner à l’enfant les moyens de vivre sa scolarité dans le milieu ordinaire. Les principaux objectifs sont de permettre l’acquisition par l’enfant des techniques palliatives au handicap visuel pour lui permettre progressivement d’acquérir une autonomie concernant les apprentissages scolaires, de repérer les difficultés induites par la déficience visuelle dans les apprentissages scolaires et apporter le soutien nécessaire pour y remédier. Il s’agit également d’aider l’enfant à trouver sa place au sein de l’école, avec sa différence, de l’aider à gérer son handicap au sein de sa scolarité.

Les interventions de l’IPIDV peuvent avoir lieu dans l’établissement scolaire pendant le cours, à l’extérieur du cours, pendant des temps d’étude, au domicile de l’enfant, à l’IPIDV. Les interventions sont principalement réalisées par les instituteurs spécialisés en maternelle et primaire ; par les professeurs spécialisés en collège, lycée et université ; par les éducateurs spécialisés ou rééducateurs. Les interventions sont multiples, elles peuvent être : un échange avec l’enfant sur son vécu scolaire ; l’apprentissage d’une organisation matérielle et d’une méthode de travail ; une rééducation spécifique dans les domaines particuliers tels que graphisme, écriture, lecture et géométrie dont les difficultés d’apprentissage sont dues à la déficience visuelle ; un enseignement spécialisé individualisé lorsque l’accès à une discipline est difficile dans le cadre de la scolarité ordinaire ; l’apprentissage de la dactylographie, de l’utilisation de l’outil informatique ; la consolidation et la progression dans l’utilisation du braille et de l’outil informatique ; l’apprentissage des repérages dans le groupe scolaire, de la prise de repas à la cantine... Toutes ces interventions se font en collaboration étroite avec l’enseignant (ou les enseignants) par le biais de rencontres régulières mais aussi, avec les personnes concernées par la vie scolaire de l’enfant. Des échanges réguliers ont lieu avec les parents afin de les aider à prendre conscience de l’impact de la déficience visuelle sur la scolarité de leur enfant. La déficience visuelle nécessite des adaptations spécifiques pour permettre à l’enfant d’être en situation confortable d’apprentissage. Elles sont indispensables pour les supports, les outils pédagogiques et le poste de travail. Les supports pédagogiques sont adaptés en braille ou noir (transcription, réduction ou agrandissement, surlignages, utilisation des contrastes….) selon les besoins tout en respectant les objectifs visés par les enseignants. Les livres, photocopies et devoirs sont transcrits en braille ou en noir. Nous intervenons également sur l’aménagement du poste de travail de l’enfant : plan de travail (inclinable et réglable en hauteur) et outils adaptés (lampe, aides optiques, matériel braille…) en collaboration avec divers spécialistes.

Suivi éducatif. En liaison étroite avec la famille, la finalité du travail éducatif est d‘aider l’enfant à gérer son handicap visuel, à atteindre son degré maximal d’autonomie dans la vie quotidienne et à se construire une image de soi positive. Les principaux objectifs vont concourir à ce que l’enfant puisse prendre conscience de ses potentialités et de ses limites, avoir confiance en lui, oser des expériences, être en relations aisées avec les autres et être en capacité d’exprimer son handicap visuel. Les moyens utilisés pour atteindre ces objectifs peuvent être très variés. L’éducateur va employer plusieurs supports d’intervention tels que le scolaire, les activités sportives et culturelles à proximité de son lieu d’habitation, la vie quotidienne. Les modalités de prises en charge sont également variées. Elles peuvent prendre la forme d’interventions individuelles dont la fréquence et la durée dépendent des besoins de l’enfant. Des entretiens réguliers avec la famille ont pour objectif d’épauler les parents et de favoriser l’accès à l’autonomie de leur enfant. L’éducateur peut également être sollicité pour aider soutenir, expliquer la déficience visuelle aux différentes personnes intervenant auprès de l’enfant dans les activités scolaires et extra scolaires.

Psychomotricité. La déficience visuelle peut entraîner une difficulté d’intégration du schéma corporel, des troubles de la structuration spatio-temporelle, d’importantes tensions musculaires etc… Des évaluations psychomotrices sont effectuées à l’admission de l’enfant et à des moments clefs de son développement. Une rééducation psychomotrice avec des interventions régulières est mise en place en cas de déficience visuelle importante ou de troubles psychomoteurs. De plus, un travail de relaxation est proposé aux enfants afin qu’ils puissent prendre conscience de leur tensions corporelles et apprendre à les atténuer. La psychomotricité constitue une étape importante dans la préparation aux rééducations en locomotion et dans les activités de la vie journalière.

Orthoptie basse vision. L’orthoptiste propose des séances de ré-éducation « basse-vision » dont la durée et la fréquence dépendent des besoins de l’enfant. Elles ont pour but d’améliorer l’efficacité de la fonction visuelle sur différents points : les mouvements oculaires ; la coordination œil main ; les capacités de discrimination. Parallèlement, elle détermine les aides optiques (loupes, vidéo-loupes, monoculaires, jumelles, éclairages d’appoint, etc…) appropriées et effectue l’apprentissage de leur utilisation, en lien avec les éducateurs et ré-éducateurs. Afin de mettre en place les conditions de travail optimales (plan incliné, éclairage, types d’agrandissements etc….), l’orthoptiste est amenée à se rendre dans les classes.

Soutien Psychologique. Dans le cadre du fonctionnement du service, les familles peuvent rencontrer la psychologue afin d’accueillir leurs interrogations, leurs inquiétudes et les soutenir dans leur rôle de parents. Un soutien psychologique proposant des interventions régulières sur du moyen et long terme peut être mis en place à la demande du jeune, de sa famille ou sur proposition de l’équipe après accord des parents. En cas de nécessité, une orientation vers un service spécialisé peut être conseillée.

L’aide à la vie journalière. Les gestes de la vie courante ordinairement exécutés par les voyants de manière quasi automatique, sont parfois source de grandes difficultés, aussi banals soient ils. L’éducation ou la rééducation dans les activités de la vie journalière ont pour but de réduire au maximum ces difficultés et de conférer ainsi une plus grande autonomie. Les principaux domaines abordés concernent les soins personnels : habillage, soins de beauté, l’indépendance à table : maîtrise des gestes permettant de savoir couper sa viande, servir à boire, utiliser un self-service… Ils concernent également la vie sociale par le réapprentissage de l’écriture manuscrite, la reconnaissance de la monnaie, l’utilisation d’un téléphone, etc… et la fonction domestique : savoir entretenir un lieu de vie, effectuer les courses, préparer les repas, effectuer l’entretien du linge… Les « éducateurs en AVJ » apprennent les gestes, ou s’appuient sur la mémoire kinesthésique pour retrouver ces gestes dans les cas de déficiences visuelles acquises.

Ré-éducation en locomotion. La locomotion est un enseignement de plusieurs techniques qui permettent aux personnes en situation de handicap visuel de se déplacer de façon autonome. Elle s’adresse tout naturellement aux personnes aveugles mais également aux malvoyants dont les possibilités visuelles ne sont pas assez performantes pour leur assurer une sécurité suffisante lors de leurs déplacements. Elle s’appuie sur le développement des suppléances sensorielles pour pallier la vue défaillante. Les interventions spécifiques de ces rééducations s’évaluent au cas par cas, en lien avec les évolutions des enfants et jeunes, mais aussi en partenariat avec les familles.


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Contact | Mentions légales | Haut de page | SPIP