L’association IPIDV est une association loi 1901, agréée par L’État. Ses services sont financés par le Conseil Général du Finistère et par la Sécurité Sociale, sous contrôle de l’ARS (Agence Régionale de Santé).
L’objet statutaire de l’association peut se résumer ainsi : favoriser l’intégration des personnes déficientes visuelles. Il s’agit de les accompagner, quels que soient leur âge ou les circonstances de survenue du handicap, dans tous les milieux de vie ou d’activités choisis.
L’association IPIDV est donc gestionnaire d’un institut composé de services à destination des adultes et des enfants aveugles et malvoyants du département.
L’institut fonctionne avec une équipe de professionnels, qui interviennent sur tout le département, à partir des sites de Brest et de Quimper.
Près de 150 personnes aveugles et handicapées visuelles ont répondu à l’appel de la Fédération des Aveugles de France à se rassembler dans la dignité pour remettre une lettre ouverte au Président de la République.
Ce rassemblement, qui s’est déroulé en marge de la Conférence Nationale du Handicap, visait à exprimer le mécontentement sur la politique du handicap menée depuis 2007 et la mise en œuvre du Plan Handicap Visuel 2008-2011.
Dans son discours de clôture, le Président de la République présente ce Plan comme porteur d’améliorations conséquentes dans la vie quotidienne des personnes déficientes visuelles alors que l’ensemble des associations du secteur le dénonce comme une coquille vide.
En matière d’emploi, le chômage touche 50% des personnes déficientes visuelles. Cités en modèle, les CAP EMPLOI, structures chargées d’accompagner les personnes handicapées dans leur recherche d’emploi, souffrent cependant d’une faiblesse de moyens et d’un manque de formation de leurs équipes qui les conduit fréquemment à rediriger leur public vers les associations.
En matière d’accessibilité, alors que la loi du 11 février 2005 fixe au 1er janvier 2015 l’échéance pour la mise en accessibilité des établissements recevant du public, l’amendement du Sénateur Paul Blanc qui vise à prolonger « sine die » l’absence d’obligation d’accessibilité pour les bâtiments neufs, est maintenu.
En matière d’éducation, alors que le Plan Handicap Visuel prévoit que l’ensemble des départements dispose à terme d’un service d’aide à l’acquisition de l’autonomie et à l’intégration scolaire (SAAAIS), cet objectif est loin d’être atteint.
La FAF dénonce le décalage persistant entre les discours et la réalité que connaissent les personnes aveugles et déficientes visuelles dans leur vie quotidienne et s’interroge sur une stratégie d’effet d’annonce. Ainsi, le taux de 50% d’entreprises qui auraient atteint le quota d’emploi de personnes handicapées alors que ce résultat repose sur l’annulation des catégories de handicap qui réduit tous les degrés d’invalidité à un même niveau. Ou encore, le déblocage d’un montant de 150 millions d’euros sur 3 ans pour améliorer l’accessibilité des écoles, alors qu’avec près de 60.000 établissements ce montant correspond à peine à 800€ annuel !
La FAF déplore qu’à leur sortie, ni le Président de la République, ni les membres du gouvernement présents n’aient « vu » les dizaines de cannes blanches levées en guise d’appel.
L’IPIDV est membre de la Fédération depuis plus d’un an. Nous vous proposons de signer le manifeste de la Fédération pour une France accessible à tous ces citoyens, et en particulier les déficients visuels.